premier pont imprimé en 3d
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Après quatre longues années de planification, le premier pont en acier imprimé en 3D au monde est apparu à Amsterdam, aux Pays-Bas, le mois dernier.

La société néerlandaise MX3D a construit le pont de près de 40 pieds pour les piétons et les cyclistes qui traversent le canal Oudezijds Achterburgwal de la ville.

L’entreprise s’est appuyée sur quatre robots, adaptés aux fusées éclairantes, pour imprimer le châssis 3D. Pour ce faire, les machines ont placé 10 000 livres d’acier, chauffé à 2 732 degrés Fahrenheit, en couches complexes. Le résultat a été la mise en œuvre d’un design primé.

Les concepteurs ont d’abord imaginé le concept du pont en 2015 dans le but de créer une structure exceptionnellement efficace. Pour ce faire, ils devaient s’assurer de deux choses : la simplicité et la sécurité. Pour surveiller l’efficacité de leur conception, les scientifiques de l’Imperial College de Londres ont conçu le pont pour en faire un « laboratoire vivant ».

Une équipe d’ingénieurs en structure, d’informaticiens et de statisticiens a ensuite développé un système avec plus d’une douzaine de capteurs intégrés pour le pont, qui envoient des données directement à l’université pour une analyse plus approfondie des performances du pont. De cette façon, les scientifiques de l’université ont surveillé le mouvement du pont, les vibrations, la température, l’émotion (changement de forme et de taille des matériaux sous l’influence des forces appliquées) et le déplacement (la quantité de mouvement du corps dans une direction donnée) au fil du temps.

Mais pour que le public gagne en confiance dans ces techniques, les chercheurs doivent faire plus de recherches. Les données collectées à partir du pont et de son jumeau numérique seront open source afin que d’autres scientifiques puissent examiner le comportement à long terme de l’acier imprimé en 3D.

Avantage de l’impression 3D:

L’un des avantages de l’impression 3D est sa capacité à construire des formes qui nécessitent plus d’équipement, de temps et de coûts dans le processus de fabrication traditionnel. Cela permet également aux concepteurs d’être plus créatifs et de consommer moins de ressources.

Pour ce pont, les concepteurs ont utilisé deux méthodes d’impression 3D : le dépôt direct d’énergie (DED) et le PBF. À l’aide de DED, l’imprimante alimente le matériau (généralement sous forme de poudre ou de fil) à travers une buse en forme de stylo et dissout la source de chaleur extrême (généralement laser, mais parfois faisceau d’électrons) métallique lorsqu’elle est en contact.

PbF fonctionne de la même manière, car le faisceau laser ou l’électron dissout la poudre pour construire chaque couche. Cependant, le principal avantage du PBF est qu’il fonctionne dans des pièces plus petites (et plus chères), ce qui fait ressortir tout projet avec une plus grande précision.

D’autres organisations à travers le monde utilisent déjà ces techniques de fabrication. Pour n’en nommer que quelques-uns: la société italienne d’impression 3D WASP utilise la terre pour imprimer des abris durables.

En 2024, Français start-up XTreeE devrait construire un bâtiment imprimé en 3D de 131 pieds à Paris avant les Jeux olympiques. Dubaï prévoit également d’imprimer 25% de ses bâtiments 3D d’ici 2030.

En fin de compte, les progrès technologiques, tels que l’impression 3D, semblent nécessaires pour lutter contre la détérioration des infrastructures du pays, prolonger la durée de vie de nos ponts et de nos routes, préserver les ressources et accroître la sécurité, et ce pont en acier est un excellent exemple de cette technologie.